par J.P. MATTHYS du G.T.A.C.

Réunion du mardi 21 octobre 2008.

Texte écrit par Madame DESCAMPS Marie-France.

   
L’EQUIPEMENT ET POURQUOI ?  
La première chose à faire lorsque l’on veut construire un bassin à koïs, c’est d’établir « un plan ».
Il faut prévoir un emplacement pour les câbles électriques, le trop plein, le filtre, l’évacuation, la pompe, les prises de courant de 24 volts et les prises de 220 volts, les spots de la piscine de 300 watts, ceux-ci fonctionnent sur 24 volts. La boite de dérivation de la piscine est raccordée avec des joints ORING.
Les bornes de fond permettent à l’eau de s’évacuer plus facilement.
Le fond de la piscine est recouvert d’une couche de kompactuna spécial et de polyester.
Les spots sont entourés par un boîtier qui se fixe dans le béton, puis d’un autre boîtier pour l’étanchéité, plus la possibilité de retirer les spots à l’extérieur pour pouvoir les changer.
Avant le polyester, placer la toile. On commence par les parties verticales en débordant sur le fond, puis on procède à la partie du fond en dernier lieu et on vient la superposer par-dessus.
 
Puis enlever toutes les aspérités à l’aide d’une ponceuse. Ensuite, terminer par le TOP-COAT.
Le bleu de piscine est plus cher et malgré tout, tout devient vert. La couleur disparaît carrément avec le temps. Tout compte fait le gris aurait très bien convenu.
Un tube sort du bassin pour la remise à niveau, celui-ci fonctionne à l’aide d’un système de chasse et fait remonter l’eau du bassin dès que le niveau descend.
Le trop plein passe à travers le mur, il est relié à un coude à l’extrémité et rentre dans le trou. Le coude peut pivoter du haut vers le bas et permet de faire bouger le niveau du bassin.
Veiller à se renseigner sur la dimension du filtre avant la construction du bassin.
Prévoir un système de trop plein qui va à l’égout.
Placer une grille de protection pour recueillir les feuilles. Le trou a un diamètre de +/- 40 cm.
Cette grille n’empêche pas les alevins d’aller à l’égout.
   
LE FILTRE :  
Le filtre est divisé en cinq parties dont deux mécaniques et deux chimiques et est composé de brosses, de matelas japonais, de roches de glacier, de roches volcaniques et d’un vortex.
L’eau passe en chicane (de haut en bas) à travers les masses filtrantes. Il faut placer deux diffuseurs d’air à l’intérieur du filtre afin d’oxygéner les bactéries (bactéries aérobies). Ces bactéries vont garder l’eau en bonne condition. Sinon vous partez à la catastrophe. Nous avons fabriqué un moule au G.T.A.C., si une personne est intéressée qu’elle le dise, il est toujours possible de lui réaliser un vortex.  
Il faut enduire l’intérieur du moule avec de la cire avant sa réalisation
   
LE VORTEX :  
L’eau tourne en spirales dans le vortex, les feuilles et les saletés sont emprisonnées par le tourbillon et elles retombent ensuite dans le fond.
Tous les 8 jours, il faut nettoyer les feuilles et les déchets qui tombent dans le vortex. On élimine ces déchets à l’aide d’une vanne purgeur qui se situe dans le bas du filtre.
Avant le raccordement au vortex, il faut prévoir un tuyau, un té, et une vanne à clapet anti-retour, celle-ci se referme lorsque le ballon en frigolite remonte avec le niveau de l’eau. Le ballon de frigolite, monte et descend avec le niveau de l’eau. Elle sert pour la remise à niveau de l’eau du bassin et du filtre.
Le vortex peut être remplacé par un compartiment à lamelles. Les saletés sont prisonnières par les lamelles et l’on peut vider de temps à autre les déchets qui se trouvent dans le fond.
   
LE LAGUNAGE :

Le lagunage est de type OASE ou soit en polyester. L’eau provient des filtres et elle rentre ensuite
dans le lagunage, entre eux, un U.V. OASE fonctionne. L’eau est ensuite projetée en direction d’une petite cascade, l’eau qui tombe par cette cascade oxygène le bassin. Tout cela sert à éliminer les nitrites, les nitrates, ces nitrates sont mangés par les bactéries et par les plantes par ex : les « IRIS ». Les IRIS sont installés dans le lagunage, ils dévorent les nitrates.
Par contre l’hiver, les plantes sont inactives et les nitrates sont présentes dans l’eau.
En cas de maladie l’eau est coupée et elle ne passe plus par le lagunage, pour éviter que les médicaments n’abîment les plantes.
Le fond du lagunage est recouvert :
De gros cailloux et de roche de lave.
Ensuite de plus petits cailloux.
Et pour terminer d’IRIS.
La lave vivante est idéale pour les étangs, dans le lagunage des plantes. PERFECT POND lave de glacier, est celle qu’utilise Monsieur Matthys personnellement.
L’eau déborde et repart ensuite par la cascade. Une alimentation d’eau revient sur le côté pour pouvoir arroser les plantes.
   
LA FILTRATION :  
De là l’eau repart vers la pompe OASE qui fonctionne en permanence, pour garder les koïs dans les meilleures conditions.
Si l’on arrête la filtration de novembre à mars et que l’on remet en route par la suite, il va falloir installer des bactéries pour remettre la filtration en route.
Pendant 6 mois vos poissons vont rester dans leurs urines, dans leurs excréments, sans compter le refroidissement de l’eau.
Les koïs ont besoin de chaleur (20 à 22°C) pour être en bonne condition.
Lorsqu’on arrête le filtre, attention à la virose printanière lorsque vous remettrez celui-ci en fonction.
Essayez de garder l’eau à une température de 10 à 12° C dans le bassin le plus longtemps possible, c’est ce que Monsieur Matthys fait en utilisant un câble chauffant de 100 watts, de 15 m de long de la marque RENA.
 
Ce câble chauffe l’eau en permanence et aide à garder l’eau plus chaude de 2 à 3° supérieure à la normale. Ce câble chauffant ne possède pas de thermostat.
Ce principe lui permet de nourrir ces poissons le plus longtemps possible.
L’hiver, le filtre est recouvert d’un plastique à bulles afin d’éviter les déperditions de chaleur ainsi que d’un plancher en bois.
En 2002 lors de la mise en route, le bassin s’est rempli tout seul avec la pluie.
L’eau est très verte, c’est pourquoi on doit absolument filtrer cette eau.
Les 2 vannes installées servent à étrangler la pompe, à freiner le débit de la pompe.
Monsieur Matthys nous dit que sa pompe est même trop forte, qu’il aurait du acheter le modèle en dessous.
Le débit coule tout doucement, lentement, l’eau est limpide et l’on voit le fond sans problème.
Eviter d’installer la pompe de filtration dans le bassin, mais la mettre après les masses de filtration, cette façon de procéder permet de garder la pompe propre plus longtemps.
Si la pompe est installée dans le bassin, tous les 15 jours, il faut nettoyer cette pompe car elle se bouche avec les feuilles qui tombent dans le bassin et les impuretés qui se trouvent dans l’eau et votre pompe ne tiendra pas longtemps le coup.
   
LA LAMPE U.V. :  
La lampe U.V. est de la marque OASE, le tube est de 36 watts avec nettoyage automatique. Ce tube U.V. est nettoyé avec ses propres brosses.
Pourquoi ? : pour purifier et éclaircir l’eau, mais celui-ci n’élimine pas tous les nitrates.
Ne pas l’installer avant la filtration mais après, sinon votre tube U.V. va s’encrasser très rapidement.
Tous les 2 ans, n’oubliez pas de remplacer votre tube U.V, car son efficacité sera amoindrie, voire nulle.
Il est conseillé de couvrir votre tube U.V. par une grande boite en frigolite remplie de paille durant l’hiver. Le tube U.V. dégage une certaine chaleur, celle-ci est gardée dans la paille et la boite.
   
L’EQUIPEMENT POUR L’ETE :  
J’utilise une bâche synthétique de 8m x 6m tissée comme les sacs de pomme de terre afin de laisser passer l’air et l’eau, mais éviter surtout au soleil de frapper l’eau de ses rayons et d’élever ainsi la température du bassin et le développement des algues.
Cette bâche est attachée à des filins tendus entre le mur du jardin et le mur de la maison. Cette bâche est fixée sur ce filin à l’aide de crochets qui rentrent dans les œillets de la bâche.
CONCLUSION :
S’il vous plaît, laissez tourner votre filtration pendant l’hiver, il y va de la survie de vos koïs.
Nous remercions Monsieur Matthys pour tous ses précieux conseils ainsi que pour la richesse de ses dias. Félicitations, merveilleuse conférence.
 
Pour plus de détails et d’explications, consultez vos revues AQUAFAUNA n° 95 page 18 à 21, n° 96 page16 à 20, et n° 112 page 15 à 21.
                                                                                   M.F. Descamps

 

 

 

 

 

 


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